Suzanne Archawski · Ecl’OSE®

Formations & approches.

Comment ces approches peuvent vous aider

Les pensées, les émotions, les souvenirs, les sensations et la relation offrent différentes portes d’entrée dans le travail thérapeutique. Voici quelques repères pour comprendre comment ces approches peuvent vous accompagner.

Notre cerveau peut évoluer

Nos expériences, nos relations et nos apprentissages influencent notre façon de penser, de ressentir et de réagir. Le cerveau conserve une capacité d’adaptation tout au long de la vie : c’est ce qu’on appelle la neuroplasticité.

Cette capacité ne signifie pas que l’on peut effacer le passé. Elle signifie que, progressivement, de nouvelles façons de percevoir une situation, de traverser une émotion et de répondre à ses besoins peuvent être apprises et devenir plus accessibles.

Des études ont observé des changements dans l’activité de certains réseaux cérébraux après des psychothérapies. Ces recherches donnent une perspective encourageante : de nouvelles expériences et de nouveaux apprentissages peuvent s’accompagner d’une évolution de notre façon de ressentir et de réagir.

Quand le corps et l’esprit cherchent à nous protéger

Après des expériences difficiles ou des périodes de stress prolongé, il arrive que notre système d’alerte devienne très sensible. Nous pouvons nous sentir facilement sur nos gardes, vivre un sentiment de débordement ou, au contraire, perdre le contact avec nos émotions et nos sensations.

Ces réactions peuvent être comprises comme des réponses de protection, même lorsqu’elles deviennent inconfortables dans la vie actuelle.

Le psychiatre Daniel Siegel propose l’image de la fenêtre de tolérance : une zone dans laquelle nous pouvons ressentir des émotions, réfléchir et rester suffisamment en lien avec le présent. Lorsque le stress est intense, nous pouvons avoir l’impression de sortir de cette zone. Le travail thérapeutique peut aider à mieux reconnaître ces moments et à retrouver progressivement des appuis. Cette image aide à mettre des mots sur votre expérience et à repérer ce qui vous soutient.

Le psychiatre Bessel van der Kolk a également contribué à attirer l’attention sur les liens entre trauma, émotions, sensations corporelles et réactions de stress. Cela invite à écouter le corps dans le travail thérapeutique, tout en gardant à l’esprit que les réactions et les besoins varient d’une personne à l’autre.

Les éclairages des ouvrages ci-dessous sont des synthèses originales, reformulées pour vous aider à comprendre les approches. Les liens donnent accès, selon les ressources disponibles, à un extrait, à une présentation de l’auteur ou de l’éditeur, ou à une référence bibliographique.

Choisissez une approche pour découvrir son explication, sa « touche neuro » et les formations qui nourrissent ma pratique.

L’approche

Méthode Vittoz

Retrouver un contact avec le présent.

La méthode Vittoz propose notamment des exercices simples d’attention aux sensations : sentir ses pieds au sol, observer un geste, écouter un son ou prendre conscience d’une respiration.

Ces moments peuvent offrir un point d’appui lorsque l’esprit est absorbé par les pensées, le stress ou l’anticipation. Certaines personnes y trouvent davantage de présence, de concentration ou d’apaisement.

Des lectures pour comprendre

Roger Vittoz · Retrouver une présence sensible

La méthode de Roger Vittoz part d’une expérience simple : nous pouvons réapprendre à recevoir ce qui est là, par nos sens, avant de l’analyser. La réceptivité et les actes conscients donnent une place à l’expérience vécue dans le corps. Sentir un appui, écouter un son ou accompagner un geste devient une manière d’exercer son attention et de revenir au présent.

Ce que cela peut vous apporter

En séance, vous n’avez pas à réussir à « ne plus penser ». Nous cherchons un contact plus direct avec une sensation : la chaleur d’une tasse, le mouvement de votre main, vos pieds au sol. Ces expériences offrent des points d’appui concrets pour retrouver de la présence et une attention plus disponible.

Les ouvrages et les textes à découvrir

La touche neuro

Diriger volontairement son attention vers une sensation mobilise des processus cérébraux liés à l’attention et à la perception du corps. En Vittoz, cet apprentissage offre des occasions de revenir à une expérience concrète, de mieux reconnaître vos sensations et de découvrir des appuis dans le quotidien.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée à la psychothérapie Vittoz à l’IRDC.

L’approche

Thérapie d’acceptation et d’engagement

Avancer avec ce qui compte pour soi.

L’ACT, ou thérapie d’acceptation et d’engagement, aide à changer notre relation aux pensées et aux émotions difficiles. L’objectif n’est pas de se résigner ni de faire disparaître toute souffrance, mais de ne plus laisser systématiquement celle-ci décider à notre place.

Par exemple, une personne peut apprendre à remarquer la pensée « je vais échouer » sans forcément la prendre pour une certitude, puis choisir une petite action en accord avec ce qui compte pour elle.

La touche neuro

Porter attention à une pensée, prendre du recul et expérimenter une autre réponse sont des formes d’apprentissage. Avec la pratique, il peut devenir plus facile de choisir sa réponse plutôt que de suivre automatiquement une réaction habituelle. L’ACT fait l’objet de nombreux essais cliniques qui étudient ses bénéfices dans différentes situations.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès du Dr David Vandenbosch et du Pr Jean-Louis Monestès. Ma formation continue comprend également des rencontres et des enseignements auprès de Steve Hayes, Robyn Walser et Russ Harris.

L’approche

Approche polyvagale

Écouter les signaux du corps.

Cette approche invite à observer comment notre état change selon les situations : agitation, tension, envie de fuir, fatigue, retrait ou sentiment de calme. Selon les besoins, le travail peut inclure l’attention à la respiration, aux sensations, à l’environnement et à la relation thérapeutique.

L’objectif est d’aider la personne à repérer ce qui lui apporte un peu plus de stabilité et de sécurité, sans lui demander de se calmer à tout prix.

Des lectures pour comprendre

Deb Dana · Construire des appuis de sécurité

Dans Anchored, Deb Dana invite à faire connaissance avec son système nerveux. Selon le modèle polyvagal qu’elle utilise en clinique, nos réactions prennent un autre sens lorsqu’on les regarde comme des tentatives de protection ou de connexion. L’attention se porte aussi sur les petits moments où le corps perçoit davantage de sécurité : une présence, un lieu, un souvenir, une sensation.

Ce que cela peut vous apporter

Nous pouvons apprendre à reconnaître ce qui se passe avant que le stress ne devienne trop envahissant ou que le contact avec soi ne s’éloigne. Ensemble, nous repérons les appuis qui vous aident à retrouver du contact et de la disponibilité. Un visage accueillant, un son ou un mouvement peuvent devenir des repères que vous retrouvez ensuite dans votre quotidien.

Les ouvrages et les textes à découvrir

La touche neuro

Le cerveau et le corps échangent continuellement des informations, notamment par l’intermédiaire du système nerveux autonome et du nerf vague, qui participe entre autres à la régulation du rythme cardiaque. L’approche polyvagale propose des repères pour mieux reconnaître vos variations d’état. Nous recherchons les expériences qui vous aident à retrouver une présence, un sentiment de sécurité et une disponibilité à la relation.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Deb Dana.

L’approche

Modèle polyvagal du sens corporel

Écouter une expérience avant de l’expliquer.

Comment nous travaillons

Vous pouvez sentir qu’une situation vous touche sans réussir à expliquer pourquoi : un nœud, un poids, une impression diffuse. Le sens corporel invite à rester un moment avec cette expérience, avec délicatesse. Une image, un mot ou une compréhension nouvelle peuvent se préciser. Jan Winhall propose aussi de regarder certains comportements difficiles comme des tentatives pour supporter un vécu émotionnel, ce qui ouvre un travail plus compatissant sur leur fonction.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Mieux reconnaître ce que vous ressentez et ce dont vous avez besoin, puis explorer d’autres façons de vous soutenir. L’expérience corporelle devient une voie de connaissance de soi, avec une place pour ce qui apparaît avant les explications.

Des lectures pour comprendre

Jan Winhall · Écouter ce que le corps essaie de dire

Dans Treating Trauma and Addiction with the Felt Sense Polyvagal Model, Jan Winhall rapproche le Focusing et une lecture polyvagale des états corporels. Le felt sense est ce ressenti global d’une situation, parfois encore flou, qui se précise lorsqu’on lui prête attention. Son modèle propose de comprendre certains comportements répétitifs comme des tentatives de régulation et de protection.

Ce que cela peut vous apporter

Plutôt que de vous réduire à une habitude qui vous fait souffrir, nous explorons ce qu’elle vous aide à supporter et ce qui se passe dans votre corps. Une sensation, une image ou quelques mots peuvent rendre un besoin plus clair. Cette compréhension ouvre la recherche d’autres façons de vous soutenir et de répondre à ce besoin.

Les ouvrages et les textes à découvrir

Relier les sensations à la compréhension émotionnelle

Des études d’imagerie mettent en évidence des régions communes, dont l’insula et le cortex préfrontal ventromédian, lorsque l’on porte attention à son corps et à ses émotions. Ce lien éclaire l’intérêt d’écouter le sens corporel : laisser une impression se préciser, puis trouver les mots qui correspondent à ce que vous vivez.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Jan Winhall.

L’approche

Internal Family Systems · IFS

Mieux comprendre ses différentes réactions intérieures.

L’IFS, ou Internal Family Systems, propose de considérer que nous avons différentes « parts » de nous-mêmes. Par exemple, une part peut vouloir tout contrôler pour nous protéger, tandis qu’une autre se sent fatiguée, triste ou inquiète.

En thérapie, nous pouvons apprendre à écouter ces réactions avec curiosité plutôt qu’avec jugement. Cela peut aider à comprendre à quoi elles ont servi, à apaiser les conflits intérieurs et à développer plus de compassion envers soi-même.

Des lectures pour comprendre

Richard Schwartz et Frank Anderson · Renouer avec son monde intérieur

Dans No Bad Parts, Richard Schwartz propose d’accueillir nos différentes parts en cherchant leur intention protectrice. Une part qui contrôle, critique ou évite peut tenter de tenir à distance une douleur plus ancienne. Dans ce modèle, le Self désigne une présence intérieure capable de curiosité, de compassion et de recul : un point d’appui pour entrer en relation avec ces parts.

Ce que cela peut vous apporter

Frank Anderson développe dans Transcending Trauma l’accompagnement des blessures traumatiques avec l’IFS. Le travail commence par établir une relation de confiance avec les protections, puis permet d’approcher les expériences douloureuses avec davantage de soutien. Nous cherchons à ce qu’une réaction ancienne puisse être reconnue, comprise et remise en lien avec les ressources de votre vie actuelle. Vous pouvez ainsi éprouver que vous êtes davantage que la peur, la honte ou la colère qui vous traversent.

Les ouvrages et les textes à découvrir

La touche neuro

Apprendre à observer une émotion avant d’y répondre, puis faire une expérience différente dans un cadre soutenant, mobilise des processus d’attention, de mémoire et de régulation émotionnelle. Le langage des parts aide à rencontrer votre expérience intérieure avec curiosité et compassion. Le travail cherche à relier les réactions de protection aux ressources dont vous disposez aujourd’hui.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Frank Anderson.

L’approche

Somatic Experiencing® · SE

Porter attention aux réactions corporelles.

Comment nous travaillons

Après un événement éprouvant, le corps peut rester sur le qui-vive ou sembler lointain. La Somatic Experiencing® développée par Peter Levine propose une exploration progressive des sensations et des réactions de protection. Mon initiation nourrit une attention aux petites variations du vécu : ce qui tend, ce qui mobilise, ce qui offre un appui. La personne peut explorer ces expériences en restant en contact avec ses ressources.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Découvrir des appuis corporels, reconnaître les variations d’activation et approcher les sensations difficiles avec davantage de soutien. Ce repère enrichit ma façon d’articuler la parole au vécu du corps pendant les séances.

Retrouver des repères dans le vécu corporel

Les recherches sur la conscience corporelle montrent que les sensations internes sont liées à l’expérience émotionnelle. La SE propose d’explorer progressivement ces sensations et les appuis disponibles. Mon initiation nourrit cette attention à ce qui vous mobilise et à ce qui vous aide à garder le contact avec le présent. Les essais cliniques consacrés à la SE étudient les effets de cette démarche dans des situations de stress post-traumatique.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Initiation suivie auprès du Dr Peter Levine.

L’approche

Intégration du cycle de la vie

Relier les souvenirs à son histoire de vie.

L’ICV, ou intégration du cycle de la vie, utilise notamment une chronologie de souvenirs. Dans le cadre de la relation thérapeutique, la personne revisite des moments de sa vie pour les replacer dans une histoire plus large, à son rythme.

Ce travail peut aider certaines personnes à mieux situer des expériences passées et à reconnaître le chemin parcouru depuis. Il ne s’agit pas d’effacer les souvenirs, mais de chercher une relation moins envahissante avec eux.

La touche neuro

Se remémorer une expérience sollicite des systèmes de mémoire, d’émotion et de perception. En ICV, parcourir la chronologie de votre vie vise à replacer les souvenirs dans une histoire plus large. Le travail cherche à rendre plus sensible le chemin parcouru et les ressources du présent, pour développer une relation plus apaisée avec votre vécu.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Joanna Smith, à l’Institut Double Hélice — niveaux 1, 2 et 3.

L’approche

Thérapie tonico-émotionnelle

Relier les mots au ressenti.

Comment nous travaillons

Une émotion peut d’abord se présenter comme une gorge serrée, une tension ou une posture. La thérapie tonico-émotionnelle donne à ce vécu une place dans le dialogue. Nous prenons le temps de sentir ce qui se manifeste, de reconnaître l’émotion et de chercher les mots qui lui correspondent. Cette exploration s’appuie sur votre expérience, avec une attention à ce qui évolue lorsque vous trouvez une écoute.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Retrouver un lien plus vivant entre vos sensations, vos émotions et votre compréhension. Cette mise en relation peut ouvrir un espace pour exprimer ce qui était difficile à dire et pour mieux reconnaître vos besoins.

Des lectures pour comprendre

Jean Lerminiaux · Relier ressenti, émotion et histoire

Le dialogue tonico-émotionnel développé par Jean Lerminiaux accorde une place au tonus du corps, au vécu émotionnel et au sens que nous donnons à ce qui nous arrive. Dans cette approche, des façons de se protéger apprises très tôt peuvent continuer à organiser nos réactions. Le dialogue cherche à rendre perceptible cette logique intérieure, avec respect pour ce qui a permis de tenir.

Ce que cela peut vous apporter

Une tension, un changement de posture ou une émotion deviennent des invitations à explorer votre expérience. Nous pouvons chercher ensemble ce qui est ressenti, ce que cela évoque et ce dont vous auriez besoin aujourd’hui. Mettre en relation le corps, les mots et l’histoire permet d’explorer d’autres réponses que celles qui s’imposaient jusque-là.

Les ouvrages et les textes à découvrir

Relier le ressenti, les mots et les émotions

Mettre une émotion en mots mobilise des fonctions de langage et de régulation. Une expérience en imagerie a observé une activité préfrontale accrue et une réponse amygdalienne réduite pendant l’identification verbale d’émotions. Cette recherche sur la mise en mots éclaire un aspect de mon travail : partir de votre ressenti corporel pour chercher ensemble une expression qui lui corresponde.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Michèle Glorieux.

L’approche

Psychodrame

Mettre une situation en jeu pour la regarder autrement.

Comment nous travaillons

Certaines choses deviennent plus perceptibles lorsqu’on leur donne une scène. Une conversation difficile, une relation importante ou une parole restée en suspens peuvent être explorées par le jeu. Les changements de rôle permettent de regarder la situation autrement, d’éprouver une émotion ou d’essayer une nouvelle réponse. Un temps de parole aide ensuite à relier ce qui a été vécu à votre histoire et à vos relations.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Trouver une expression à ce qui semblait bloqué, élargir votre regard sur une situation et explorer d’autres manières d’être en relation. Le psychodrame propose un espace d’expérience accompagné, accessible sans savoir jouer au théâtre.

Des lectures pour comprendre

Jacob Levy Moreno · Explorer une situation en la vivant autrement

Le psychodrame de Moreno donne une place à l’action, aux rôles et à la rencontre. Une situation peut être explorée en la mettant en scène : changer de place, donner voix à ce qui reste intérieur, essayer une réponse nouvelle. La spontanéité y désigne la possibilité de trouver une réponse ajustée à une situation, plutôt que de rester dans un rôle habituel.

Ce que cela peut vous apporter

Vous pouvez, par exemple, vous adresser à une personne absente, exprimer ce qui n’a pas pu être dit ou découvrir une autre manière de prendre votre place. Le jeu accompagné permet de sentir les émotions et les liens à l’œuvre, puis de réfléchir à ce qui s’est passé. L’expérience ouvre un espace pour comprendre et pour essayer.

Les ouvrages et les textes à découvrir

Éprouver une situation et explorer une autre réponse

Le psychodrame donne une forme vécue à une situation : on la représente, on change de rôle, on observe ses émotions et on en parle. Le rapprochement avec les sciences cognitives concerne l’apprentissage et la mise en mots de l’expérience. Des études sur l’expression verbale des émotions montrent que celle-ci peut modifier le ressenti et les réponses cérébrales. Le jeu et la reprise par la parole offrent un cadre clinique à cette exploration.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée à l’IFREAP auprès de Michèle Bromet-Camou.

L’approche

Psychogénéalogie

Interroger sa place dans l’histoire familiale.

Comment nous travaillons

Quelle place avez-vous appris à occuper dans votre famille ? Quelles attentes vous accompagnent encore ? L’exploration de l’histoire familiale, parfois soutenue par un arbre, permet de mettre en mots les liens, les événements et les représentations qui comptent pour vous. Nous regardons comment vous vivez cet héritage relationnel aujourd’hui et ce que vous souhaitez en faire.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Clarifier votre place, reconnaître les appartenances qui vous soutiennent et questionner celles qui vous pèsent. Le travail ouvre une réflexion sur la liberté de construire vos propres choix à partir de votre histoire.

Mettre son histoire en récit et ouvrir des choix

La mémoire autobiographique contribue au lien que nous faisons entre le passé, le présent et notre identité. Les neurosciences étudient notamment le rôle de l’hippocampe dans ces souvenirs. Dans l’exploration familiale, nous travaillons sur votre récit et vos représentations : comprendre votre place, les attentes reçues et les choix que vous souhaitez faire aujourd’hui.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formation au travail sur les transmissions transgénérationnelles, à Bruxelles.

L’approche

Théorie de l’attachement · Adultes

Éclairer la manière de vivre les liens.

Comment nous travaillons

Avoir besoin de l’autre tout en craignant le rejet, hésiter à demander de l’aide ou ressentir très vite une menace dans une relation peut être éprouvant. Le travail éclairé par l’attachement s’intéresse à la façon dont vous avez appris à chercher la proximité et à vous protéger. Dans la relation thérapeutique, vos attentes, vos craintes et vos besoins peuvent être reconnus et discutés.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Mieux comprendre votre manière d’entrer en lien, exprimer vos besoins et repérer les relations qui vous soutiennent. La confiance se construit à travers des expériences où il devient possible de trouver une écoute, de parler d’une difficulté et de rester en relation.

Des lectures pour comprendre

Daniel Siegel · L’expérience et la relation nous transforment

Dans The Developing Mind, Daniel Siegel met en relation le développement du cerveau, l’expérience corporelle et les relations humaines. Il décrit l’intégration comme la possibilité de relier des éléments différenciés : sensations, émotions, souvenirs, pensée et expérience relationnelle. Son éclairage permet de comprendre pourquoi être entendu, ressentir et mettre des mots peuvent participer à un même travail thérapeutique.

Ce que cela peut vous apporter

Une relation thérapeutique attentive à ce que vous vivez et ressentez offre un espace pour reconnaître vos réactions et les explorer ensemble. Vous pouvez apprendre à identifier ce qui vous submerge, retrouver un appui et relier votre expérience présente à votre histoire. Ce qui semblait confus peut devenir plus compréhensible et laisser davantage de place au choix.

Les ouvrages et les textes à découvrir

Soutenir la sécurité dans la relation

Une relation de confiance peut influencer la manière dont l’organisme traverse une situation éprouvante. Des expériences ont observé que le soutien d’un proche atténuait certaines réponses cérébrales à la menace. Ce repère éclaire le travail sur l’attachement : reconnaître vos besoins de proximité ou de protection et expérimenter une relation où ils peuvent être entendus.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée à la théorie de l’attachement et à son application clinique auprès des adultes, auprès du Pr Susana Tereno.

L’approche

Thérapie familiale intégrative basée sur l’attachement

Porter attention à l’expérience des liens familiaux.

Comment nous travaillons

Dans une famille, les disputes ou les retraits peuvent masquer un besoin de proximité, de reconnaissance ou de protection. L’approche intégrative basée sur l’attachement porte attention à ce qui se passe entre les personnes et à ce que chacune ressent. Elle invite à regarder sous les réactions immédiates, à entendre les besoins et à explorer des façons de se rejoindre.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Rendre les échanges plus compréhensibles, mieux accueillir les émotions et retrouver des possibilités de coopération. Cette formation nourrit mon regard sur les liens familiaux et sur la place de chacun dans les moments de tension comme de rencontre.

Comprendre comment les liens soutiennent la régulation

Le développement de la régulation émotionnelle s’inscrit aussi dans les relations. Une recherche longitudinale auprès de prématurés a étudié les liens entre contact précoce, fonctionnement autonome et développement. Ces connaissances générales sur les relations et la physiologie nourrissent l’attention portée à la sécurité, à l’accueil des émotions et à la qualité des échanges dans le travail familial.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Dafna Lender — niveaux 1 et 2.

L’approche

Thérapie du trauma par le corps

Accueillir les dimensions corporelles du vécu traumatique.

Comment nous travaillons

Une expérience traumatique peut continuer à se manifester par une vigilance intense, une difficulté à se détendre ou un sentiment de déconnexion. Les travaux de Bessel van der Kolk mettent en avant l’intérêt de prendre en compte le vécu corporel aux côtés du récit. Dans mon accompagnement, nous explorons les sensations, les réactions de protection et les expériences qui vous aident à retrouver une présence à vous-même.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Reconnaître ce que vous vivez dans le corps et découvrir des possibilités d’action et d’appui dans le présent. La direction du travail est de retrouver une relation à votre expérience où davantage de choix, de lien et d’élan deviennent possibles.

Relier les réactions du corps à l’expérience présente

L’expérience corporelle participe à la mémoire de ce qui nous arrive. Des expériences ont étudié les liens entre la perspective corporelle et l’encodage des souvenirs par l’hippocampe. Ces travaux éclairent la place du corps dans le récit du vécu. La formation de Bessel van der Kolk nourrit cette attention aux sensations et aux appuis dans le présent ; ses recherches ont aussi évalué un programme corporel adapté au trauma.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée auprès de Bessel van der Kolk.

L’approche

Pleine conscience · MBCT

Observer l’expérience présente.

Comment nous travaillons

Une pensée difficile peut entraîner une autre pensée, puis une émotion, puis une longue période de rumination. La MBCT invite à reconnaître ces enchaînements et à cultiver une présence attentive à l’expérience. Des pratiques guidées permettent d’observer les pensées, d’accueillir les sensations et de revenir au présent. Cet apprentissage se prolonge dans les gestes ordinaires.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Repérer plus tôt les automatismes et développer une façon plus souple de rencontrer les pensées et les émotions. La MBCT a notamment été étudiée pour la prévention des rechutes dépressives ; elle fait partie de mon parcours autour de l’attention et de la présence.

Entraîner l’attention et observer l’émotion autrement

Les recherches en imagerie sur la pleine conscience étudient les relations entre les régions préfrontales, l’insula et l’amygdale, impliquées dans l’attention, le ressenti corporel et le traitement émotionnel. Une expérience a observé une modulation de l’activité de ces régions après une courte consigne de pleine conscience. Ces fonctions éclairent l’apprentissage de la présence et du recul qui nourrit la MBCT.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée à l’Institut Double Hélice.

L’approche

EMDR et exposition prolongée

Des repères dans mon parcours autour du trauma.

Comment nous travaillons

Un souvenir traumatique peut rester associé à des images, à des émotions et à des sensations très intenses. L’EMDR organise un travail sur ce souvenir avec une tâche d’attention, notamment des mouvements oculaires. L’exposition prolongée utilise un protocole différent pour travailler les souvenirs et les situations évitées. Dans les deux cas, l’évaluation et le cadre du travail sont essentiels pour choisir les propositions adaptées.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Que le souvenir ou son évocation occupe moins de place dans la vie présente, et que les situations évitées puissent progressivement redevenir accessibles. Ces formations nourrissent mon parcours d’accompagnement du trauma.

Travailler le souvenir et apprendre de nouvelles réponses

Les mouvements oculaires utilisés en EMDR sollicitent l’attention et la mémoire de travail pendant le rappel. Des expériences ont observé une modification de la vivacité et de la charge émotionnelle des souvenirs. L’exposition prolongée suit une autre voie : l’apprentissage de réponses nouvelles face aux rappels du trauma. Les travaux sur la mémoire de sécurité étudient notamment les interactions entre hippocampe et cortex préfrontal.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée au FCPS.

L’approche

Burn-out parental

Entendre l’épuisement dans le rôle de parent.

Comment nous travaillons

Quand le rôle de parent devient une source d’épuisement, il peut être difficile d’en parler sans culpabilité. L’accompagnement permet de reconnaître la souffrance, de comprendre le déséquilibre entre les sollicitations et les ressources, puis d’explorer des ajustements concrets. Les émotions difficiles ont une place, avec les besoins de repos, de soutien et de reconnaissance.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Retrouver des marges de récupération et une façon plus soutenable de vivre la parentalité. Nous cherchons ce qui peut alléger la charge et rendre les besoins du parent plus visibles dans son environnement.

Prendre soin des dimensions psychiques et corporelles du stress

Le stress prolongé engage des systèmes physiologiques, dont l’axe hormonal qui régule le cortisol. Des recherches sur le burn-out parental ont étudié ce marqueur avec les symptômes et les effets d’interventions. Ces repères soutiennent une approche de l’épuisement qui prend en compte les émotions, les contraintes de vie et les besoins de récupération.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée au Training Institute of Parental Burn-out, à Bruxelles.

L’approche

Dissociation

Une attention aux expériences de coupure et de déconnexion.

Comment nous travaillons

Éprouver un sentiment d’absence, fonctionner en pilote automatique ou ne plus sentir certaines émotions peut être déroutant. L’accompagnement commence par reconnaître la manière dont vous vivez ces moments et ce qui les entoure. Nous recherchons des repères sensoriels et relationnels qui aident à garder le contact avec le présent, et nous ajustons les propositions à votre expérience.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Mieux reconnaître les moments de déconnexion, retrouver des appuis et développer une relation plus continue avec ce que vous ressentez. Cette attention nourrit l’ensemble de mon travail autour du trauma.

Retrouver le lien entre expérience corporelle et souvenir

Les neurosciences étudient comment la perception de soi dans son corps participe à l’encodage des souvenirs. Des expériences sur la perspective corporelle ont mis en évidence le rôle de l’hippocampe dans ce lien. Ce cadre de compréhension nourrit mon attention aux moments de déconnexion et la recherche de repères sensoriels et relationnels dans le présent.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée au traitement des symptômes de dissociation à l’Institut Double Hélice.

L’approche

Thérapie sensorimotrice

Prendre en compte le corps et le mouvement.

Comment nous travaillons

Se recroqueviller, retenir un geste, s’immobiliser ou se tendre peuvent accompagner une histoire éprouvante. L’approche sensorimotrice invite à observer ces réponses avec les sensations, les émotions et les pensées qui les entourent. L’exploration accompagnée d’un appui, d’une posture ou d’un mouvement ouvre un espace pour éprouver une autre possibilité.

Ce que nous cherchons à rendre possible

Retrouver un sentiment de pouvoir agir et de prendre appui sur son corps. La direction clinique est d’élargir vos possibilités de réponse et de relier cette expérience à votre vie relationnelle et quotidienne.

Explorer le mouvement et le sentiment de pouvoir agir

Des travaux expérimentaux montrent des liens entre le sentiment de pouvoir agir sur ses mouvements, les régions prémotrices et l’hippocampe dans la mémoire des événements. Ce rapprochement avec les fonctions sensorielles et motrices éclaire l’attention au geste et à la posture. En séance, l’exploration de nouveaux appuis cherche à rendre accessibles d’autres façons de vivre une situation.

Pour approfondir : ouvrages et études

Ma formation

Formée à l’Institut Michel Montaigne.

Construire ensemble

Une progression qui vous appartient

Ces approches offrent différentes portes d’entrée : les pensées, les émotions, les souvenirs, les sensations et la relation. Elles peuvent aider à faire de nouvelles expériences, à mieux se comprendre et à retrouver une marge de choix.

Le changement est personnel et rarement linéaire. Le rythme se construit ensemble, en tenant compte de ce que vous ressentez et de ce qui vous aide.

Continuer à apprendre

Une pratique en mouvement.

Je suis engagée dans une démarche de formation continue. Je suis également impliquée dans l’AFSCC (Association francophone pour une science contextuelle et comportementale), où j’ai la chance de rencontrer et de me former auprès d’experts internationaux, parmi lesquels Steve Hayes, Robyn Walser et Russ Harris.

Deux DU européens en cours

Je complète actuellement mon parcours par deux diplômes universitaires européens en psychopathologie et en psychotraumatismes.